L'IA NE M'A PAS FAIT GAGNER DE TEMPS
Mon histoire

Celui-là, c'est moi, dans ma cuisine, en train d'expliquer les atomes à mon fils.
Il a compris en cinq minutes ce qu'il n'avait pas assimilé au college.
À la fin, il m'a regardé et m'a dit : « Papa, c’était génial, quelle bonne idée »
Sauf que l'idée n'était pas la mienne. Elle venait d'une IA.
À qui revient le mérite ?
Garde cette question en tête. On y revient à la fin.
HOLA
Je m'appelle Héctor.
Je dois t'avouer quelque chose : je n'ai jamais étudié pour devenir professeur. Aucun diplôme en pédagogie. Aucun concours. Pas de CAPES. Nada.
Je suis publicitaire. J'ai étudié la publicité au Mexique, et j'adorais mon métier.
Alors, qu'est-ce qu'un publicitaire franco-mexicain fait devant des étudiants français, à leur parler d'intelligence artificielle ?
Je te raconte.
HOLA
Je m'appelle Héctor.
Je dois t'avouer quelque chose : je n'ai jamais étudié pour devenir professeur. Aucun diplôme en pédagogie. Aucun concours. Pas de CAPES. Nada.
Je suis publicitaire. J'ai étudié la publicité au Mexique, et j'adorais mon métier.
Alors, qu'est-ce qu'un publicitaire franco-mexicain fait devant des étudiants français, à leur parler d'intelligence artificielle ?
Je te raconte.
LA LETTRE
Nous avons écrit une lettre à la directrice du master.
La semaine suivante, elle a convoqué toute la promotion.
Elle est entrée sans dire bonjour. Quelques secondes de silence, les yeux sur la lettre. Pas de « expliquez-moi ce qui se passe ». Pas de « je vous écoute ». Elle a lâché :
— Vous vous prenez pour qui, pour remettre en question un professeur ?
Là, elle a haussé le ton.
— Vous avez une chance infinie de l'avoir. C'est un manque de respect. Il a des diplômes, il a écrit des livres et il a passé des concours pour ça.
Ce n'était plus le professeur qu'elle défendait. C'était elle. Son master. Son autorité. Quelqu'un avait osé écrire une lettre.
Rien n'a changé. Le professeur a continué pareil. Nous aussi : sans rien comprendre.
Mais je suis sorti avec une idée plantée dans la tête.
Savoir beaucoup, ce n'est pas savoir enseigner.
Ce professeur savait tout de sa matière. Et tout lui paraissait tellement évident qu'il ne s'est jamais demandé si ça l'était aussi pour nous.
CETTE FOIS, LE PROF C'ÉTAIT MOI
Des années plus tard, l'université m'a appelé en urgence pour donner des cours d'espagnol.
— Mais je ne suis pas prof.
— Tu es natif et tu as un master. S'il te plaît, c'est une urgence.
— Bon. J'accepte.
Premier cours. Quinze visages qui me regardent. Moi devant, avec un programme que je n'avais pas écrit et un contenu tellement ennuyeux qu'il me démotivait moi-même.
Je les ai vus décrocher. Un par un. Semaine après semaine, les chaises du fond se remplissaient, celles de devant se vidaient.
J'ai reconnu ce regard. C'était le mien, quelques années plus tôt.
Sauf que cette fois, le prof, c'était moi.
Et personne ne m'avait appris à enseigner.
Alors, j'ai fait la seule chose que je maîtrisais : de la publicité.
J'ai décidé de leur vendre le savoir. Pas pour de l'argent, mais pour de l'attention.
J'ai traité mes cours comme des campagnes de pub. Identifier l'audience. Comprendre ses codes, ses blocages, ses envies. Parler sa langue.
Ça a fonctionné. Ils comprenaient, participaient, souriaient.
Mais il y avait un piège : préparer un cours de cette qualité me prenait des nuits entières. Sans parler de la paperasse administrative.
INTERDIRE L’IA
Quand GPT-3 est sorti, j'ai commencé à jouer avec sur une interface de développeur. Personne n'en parlait encore. Puis, ChatGPT a explosé. Tout le monde s'est réveillé d'un coup, les étudiants en premier.
Le directeur d'une école de communication où j'enseignais a envoyé un mail à toute l'institution.
« INTERDICTION STRICTE D'UTILISER L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. DES SANCTIONS SERONT PRISES. »
Je n'étais pas d'accord. Cette technologie était là pour rester.
Avec le temps, j'ai compris ces directeurs. Ce n'était pas de la mauvaise volonté, c'était de la peur. Et sous l'effet de la peur, on prend toujours de mauvaises décisions.
Aujourd'hui, je forme à l'IA des publics de tous âges, des étudiants aux retraités, en passant par les enseignants.
En formation, les profs me confient des secrets qu'ils n'oseraient jamais dire à leurs collègues ou à leur direction. Parce que personne ne leur a dit ce qu'ils avaient le droit de faire.
(D'ailleurs, tu peux t'inscrire à ma lettre pour recevoir mes réflexions concrètes sur l'IA et l'éducation 🙂
LA REPONSE
Laisse-moi te raconter la bêtise que j'ai commise.
C'était avant de lancer Intelecto Natural. Un dimanche soir, face à une pile de copies interminable, j'ai eu cette idée : et si je déléguais la correction à une IA ?
Au fait, ne fais jamais ça : c'est désormais puni par la loi sur l'IA (IA ACT) ;
si tu ne la connais pas, je t'en parle aussi dans ma formation.
J'ai soumis les copies à Mistral. Elle a corrigé. À la vitesse de l'éclair.
Pris d'un doute, j'ai relancé le même test avec Gemini. Mêmes copies, même barème.
Les notes n'avaient absolument rien à voir.
Pas une nuance de demi-point. Des évaluations totalement contradictoires. Et sur plusieurs copies, le pire est arrivé : je n'étais d'accord ni avec l'une, ni avec l'autre.
C'est logique. Chaque modèle a été entraîné sur des données choisies par des ingénieurs. Pas par toi. Pas par moi. Une IA ne détient pas la vérité : elle recrache ce qu'on lui a appris à répondre.
Ce soir-là, j'ai compris une vérité fondamentale :
La valeur du travail d'un élève ne se résume pas à son rendu final. Elle réside dans son parcours. D'où il est parti, les erreurs qu'il a surmontées, et l'effort qu'il a fourni.
C'est peut-être idéaliste, mais c'est la seule réalité pédagogique qui vaille.
L'expérience de SVT dans ma cuisine, c'est une IA qui me l'a soufflée. Mais c'est moi qui ai tout expliqué à l'IA et l'objectif que j'avais. C'est moi qui connais les goûts de mon fils. Et c'est moi qui ai vu son regard s'allumer quand il a enfin compris.
Le mérite me revient. Claro !
Et le mérite de tes cours te revient aussi à toi !
Aujourd'hui, la mode est à l'automatisation totale. Aux agents autonomes qui font tout à ta place pour que tu n'aies plus à réfléchir.
Cuidado
Chaque fois que tu sous-traites à une machine une tâche qui demande de la réflexion, tu cesses d'entraîner ton intelligence.
Voilà pourquoi j'ai tracé une ligne rouge infranchissable :
Je ne laisse jamais une IA décider à ma place.
Elle peut me suggérer des idées, corriger mes fautes ou structurer mes recherches. Mais la décision finale, humaine, m'appartient exclusivement.
CE QUE TU CACHES
Si tu as déjà menti à tes collègues en niant utiliser l'IA pour préparer tes cours, ce n'est pas parce que tu triches.
C'est parce que personne ne t'a montré où se situe la limite. Alors, dans le doute, tu te caches. Tu as peur qu'on te pointe du doigt.
Pourtant, cette gêne est saine. Elle prouve que ton métier te tient à cœur.
Ce que tu prenais pour une honte est en réalité ta plus grande force : tu cherches à faire mieux.
Alors arrête de te cacher.
Est-ce que tu t'excuses d'utiliser un traitement de texte ou un projecteur ? L'IA n'est qu'un outil de plus.
(Chaque semaine, j'envoie des idées concrètes et des partages d'expérience aux enseignants qui veulent dompter l'IA sans perdre leur âme. Rejoins-nous, c'est gratuit.)
CE QUE JE DEVRAIS TE VENDRE
Si tu es arrivé jusqu'ici, c'est le moment où je devrais te sortir le grand jeu marketing et te réciter les slogans que tout le monde répète en boucle :
« L'IA va vous faire gagner un temps précieux. »
Ou ma préférée :
« Ce n'est pas l'IA qui va remplacer les profs, ce sont les profs qui utilisent l'IA qui remplaceront les autres. »
Ces phrases toutes faites, je l'avoue : je les ai crues. Et je les ai répétées. Je n'utilisais pas mon propre jugement. Mon intelligence naturelle était en sommeil.
Aujourd'hui, je n'y crois plus. Pour deux raisons simples.
D'abord, le temps ne se « gagne » pas.
Au début, j'ai cru que j'allais libérer mes soirées. C'était une illusion. Je me couchais toujours à une heure du matin. Sauf qu'au lieu de corriger des copies, je me battais avec un chatbot qui hallucinait ou avec un prompt qui refusait d'obéir.
Le temps n'a pas été gagné. Il a simplement changé de travail.
Alors, quel est le vrai bénéfice ?
Ce que j'ai gagné, ce ne sont pas des heures de loisir. C'est de la marge de manœuvre. La possibilité de créer des cours sur-mesure d'une richesse que je n'aurais jamais pu atteindre seul.
Si un formateur te promet que l'IA va te rendre tes dimanches après-midi, c'est un menteur.
L'IA te redonne du choix. Ce que tu fais de cette liberté est ta décision, pas sa promesse.
TOUS PAREILS
Il y a un phénomène que je constate dans mes classes depuis 2024, et dont aucune brochure officielle ne parle.
Les devoirs que me rendent mes étudiants sont impeccables. Plus longs, sans aucune faute d'orthographe, avec un vocabulaire parfait et une mise en page digne d'un cabinet de conseil.
Et ils sont tous rigoureusement identiques.
Trente copies excellentes. Trente copies vides d'âme.
Et ce piège te guette aussi. Si tu automatises la totalité de tes cours, tu obtiendras un contenu correct. Standardisé. Le même que celui du prof d'à côté.
Quel est l'intérêt ?
Nous continuons à évaluer nos élèves sur des compétences qu'une machine exécute déjà mieux et plus vite que nous.
Personne ne sait quels métiers existeront dans dix ans.
Mais je sais une chose : quand n'importe qui peut générer un rendu « joli et correct » en trois clics, le joli et le correct perdent toute valeur.
Ce qui fera la différence, c'est ce que l'algorithme est incapable de produire : le jugement critique, l'obstination, la sensibilité humaine.
On appelle ça des « soft skills », comme si c'était la partie molle de l'apprentissage. C'est tout le contraire. C'est tout ce qui reste de solide.
Et cela ne s'enseigne pas à travers un écran. Cela s'enseigne face à une classe, par un être humain qui regarde un élève dans les yeux, lui rend sa copie et lui dit : « Continue, tu vas sur le bon chemin »
LE MARCHÉ
Le deal est simple.
Tu apportes ce que je n'ai pas : ton expertise pédagogique, ta vocation, ta passion, tes rêves quand tu as décidé de devenir enseignant.
J'apporte ce qui est à moi : une IA que je dompte depuis avant que tout le monde en parle, plus la publicité, la stratégie et ce que les neurosciences savent sur comment accrocher un message.
Parce qu'il faut dire les choses : ce métier t'épuise et personne ne te dit merci.
L'IA est un amplificateur. Elle démultiplie ton talent si tu sais la piloter. Et elle accélère le désastre si tu ne sais pas.
DANS UN MONDE DE PLUS EN PLUS ARTIFICIEL, LE PLUS PRÉCIEUX SERA L'INTELLIGENCE NATURELLE.
C'est pour ça que mon projet s'appelle Intelecto Natural.
Pour ça, et pour que tu retiennes mon prénom.
HECTOR. IntelECTO.
JE RÉSUME
Je suis publicitaire. Je ne me destinais pas à l'enseignement. Je le fais depuis des années.
Je ne vends pas de la technique. Je ne vends pas une « formation IA »
Je te propose le moyen de reprendre le contrôle.
Je te donne la possibilité, prof, de captiver à nouveau tes étudiants, d'expliquer ton cours comme jamais, et de te sentir enfin reconnu et fier de ton impact.
Je te donne la clé, directeur, d'aligner tes équipes, d'éviter les fraudes et de faire de ton établissement un pionnier respecté.
Tout cela grâce à un outil que je vais t'apprendre à maîtriser pour libérer ton intelligence naturelle.
Si ma vision te parle, rejoins ma lettre privée.
C'est gratuit.
Ce sont des partages d'expérience sans jargon sur l'éducation et sa relation avec l'IA.
Ça ne te plaît pas ? Tu te désabonnes. C'est gratuit aussi.
Hasta pronto,
Héctor
P.S. : Si tu es enseignant, envoie ce lien à ton directeur ou ta directrice. Pas pour te plaindre, mais pour l'inviter à définir enfin ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas. Sans hypocrisie.
P.S. 2 : Et si c'est toi qui diriges un établissement... tu viens d'avoir un aperçu de ce que tes équipes vivent en silence chaque dimanche soir.